Le Bouddhisme - le Japon Imperial

 

La Mythologie
Le Bouddhisme est centré autour du concept de Bouddha, un Bouddha étant un être qui est parvenu à l'élévation suprême en réalisant sa propre nature. Contrairement à de nombreuses religions, le bouddha le plus important, Siddhartha Guatama, n'est PAS une sorte de dieu en chef. Il existe dont une multitude de bouddhas et de cultes voués à l'un d'entres eux ou à un groupe d'entres eux.

Selon le mythe bouddhiste, Siddhartha Guatama naquit dans l'actuel Nepal durant le sixième siècle avant l'ère chrétienne, prince du clan Shakya. Il eut une vie heureuse, se maria, eut un fils mais tout changea pour lui lorsque durant ses voyages il rencontra quatre signes qui représentaient la destinée humaine et celle de Siddhartha.

Il adopta alors la vie de moine errant, en premier lieu avec des mentors puis seul durant neuf longues années. Mais son ascétisme ne donna rien. Il se remit donc à manger et décida de méditer jusqu'à ce qu'il trouve la solution à la souffrance humaine

Quarante neuf jours plus tard, il atteignait l'illumination. Bien qu'il lui soit impossible de décrire par des mots cette expérience, il passa le reste de sa vie à tenter de l'enseigner à ses disciples.

Il existe bien d'autres bouddhas et ils de déplacent sous bien des apparences. Ils sont en fait des guides sur la voie de l'illumination des autres hommes.

Dans la mythologie bouddhiste, l'être se réincarne en fonction de ses actions passées jusqu'à ce qu'une de ses incarnations finisse par atteindre l'Illumination et qu'il devienne à son tour un Bouddha. Cela peut se produire tôt dans le cycle de réincarnations ou après un grand nombre de vies mais dans le fond, l'essentiel est d'y parvenir.

Dans le bouddhisme, la notion centrale est d'abolir la souffrance de l'homme. Bien que peu d'êtres s'en rendent compte, le karma, la destinée de l'homme est bien de se réincarner encore et encore et donc de subir de nouvelles vies durant lesquelles les moments de joie sont rares et dont la fin est toujours la mort. Voilà la souffrance.

Les raisons de la souffrance sont au nombre de trois : l'ignorance, les émotions négatives (peur, colère, jalousie, orgueil, avarice, envie…) et les faux désirs. Si l'on ne peut éviter ces trois causes de souffrance, on agit de manière négative ce qui modèle notre karma et cause notre souffrance.

A l'opposé, parvenir à se distancer de ces trois causes de souffrance permet de créer du karma positif qui est à un niveau élémentaire la source de toute joie, même dans une vie misérable et qui est en même temps la source de l'illumination.

Le premier Bouddha et ceux qui sont parvenus à le rejoindre savent que pour atteindre le nirvana, il n'y a pas d'élus et que chacun dispose de ce potentiel. Notre karma négatif ne correspond pas à l'état initial de l'âme mais à l'accumulation durant toutes nos vies d'actes mauvais ou d'échecs dans nos tentatives de remédier à notre souffrance. On peut donc en agissant de la manière appropriée se débarrasser des causes de notre souffrance et ainsi atteindre Nirvana, l'état de connaissance/joie  perpétuel et absolu. Pour ce faire, il faut suivre la Voie des Six Perfections qui sont :
-         la générosité
-         la moralité
-         la patience
-         l'enthousiasme
-         la concentration
-         la sagesse intuitive

Le Culte
Il existe un grand nombre de courants bouddhistes. Ils peut s'agir de courants voués à un Bouddha spécifique ou au contraire de courants ayant le même guide mais pas les mêmes méthodes (ascétisme, méditation, prières…) pour atteindre l'illumination.

Exemples de Pratiques bouddhistes
La pratique la plus curieuse du point de vue d'un occidental est le rituel funéraire pendant lequel on incinère d'abord le corps du défunt pour le placer dans une urne. Pendant ce temps, un premier repas est servi aux invités.

Une fois la crémation terminée, les proches du défunt utilisent des baguettes pour retirer les os des cendres et les passer aux autres invités à tour de rôle.

Puis, un second repas est servi pendant lequel les invités (et ceux qui n'ont pas été invités mais qui souhaitent rendre un dernier hommage) signent un livre d'hôte et payent leur contribution à l'enterrement (les enterrements sont chers mais même chez les gens riches, cette contribution fait partie des bonnes manières) dans de discrètes enveloppes blanches en échange desquelles ils reçoivent de petits cadeaux symboliques.

L'urne est ensuite amenée au domicile du défunt ou elle demeurera pendant 35 jours au milieu de bâtons d'encens capables de brûler pendant une journée complète. Ces 35 jours sont l'occasion pour les amis présents ou non à la cérémonie ainsi que les voisins, la famille éloignée, etc… de venir s'entretenir avec la famille tout en allumant pour l'occasion un bâton d'encens et en le plaçant avec les autres.

Une fois ces 35 jours de deuil rituels terminés, l'urne est emmenée et ensevelie au cimetière bouddhiste. Les japonais aiment à venir se recueillir sur la stèle d'un mort, en particulier durant les anniversaires, les équinoxes ou la semaine des ancètres.